janvier 21

Connaissez-vous la corde invisible ?  j’ai choisi, pour vous expliquer ce principe, de le faire comme à mon habitude, à travers une petite histoire très révélatrice.

La voici.

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte.   
La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l’atteindre.   
Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison d’un vieil hermite.   
Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit   qu’il lui manque une corde.   
Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il   se sera sauvé dans la montagne!   
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché   les 2 autres et prend la direction de la maison   du vieil hermite.   
Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas   une corde à lui donner.   
Le vieillard avait depuis longtemps  fait vœux  de pauvreté et n’avait pas la moindre corde,  cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:   
« Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à un arbre. »   
Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.   
Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne.   
Il était toujours là!
Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.

L’âne refusait de bouger.  Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui raconte sa mésaventure.

    « As-tu pensé à enlever la corde? » lui demanda-t-il.

    « Mais il n’y a pas de corde! » répondit le paysan.

    « Pour toi oui mais pour l’âne… »

Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde.

L’âne le suit alors sans aucune résistance.

 

Ne souriez pas!  Ne sommes-nous pas un peu semblables à cet âne, prisonniers de nos habitudes, pire, esclave de nos habitudes mentales?

Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de progresser et venez nous faire partager vos réflexions.