octobre 22

profiter de la vieDans mon dernier article, je vous parlais du bonheur, de notre faculté à le déceler (ou pas…) dans les choses et les êtres qui nous entourent. Ce bonheur retrouvé peut soudain devenir bien éphémère lorsque les réalités de la vie nous rattrapent…

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça?
Je n’ai pas la prétention d’avoir la science infuse. J’aime à penser naïvement que mes modestes articles contribuent quelque part à remonter le moral ne serait-ce que de l’un d’entre vous.
Oui, je l’avoue. Cette idée me réconforte.
Seulement voilà, la vie n’est pas toujours aussi simple ni aussi juste qu’elle n’y paraît.
Nous pouvons soudain nous voir confrontés à des situations complexes et parfois difficilement gérables. Nous avons besoin de nous croire forts, indestructibles. Nous savons toujours trouver les mots de réconfort pour celui-qui en à besoin, mais qu’en est-il pour nous-même?
En ce qui me concerne, je pensais avoir surmonté pas mal d’épreuves difficiles. Je m’imaginais m’en être bien sorti ( je le pense encore aujourd’hui) quant à ces situations complexes et douloureuses dont à été parsemée mon existence.
Il y a d’abord eu cette sensation de malaise récurrente. Vous savez, celle qui vous fait vous demander pourquoi vous êtes si fatigué, pourquoi chaque action anodine vous demande tant d’effort. Puis sont arrivées les douleurs sournoises, celles qui s’insinuent à l’intérieur de vous, qui prennent possession de vous.
Je crois que c’est là que j’ai commencé à m’interroger. On s’imagine toujours que l’on va se reprendre, que cette gêne passagère finira par s’en aller.
Oui mais voilà. En fait, c’est tout le contraire qui se produit.
Tout s’amplifie, la fatigue, les douleurs, les angoisses… Vous sentez bien que tout vous échappe.
Votre entourage vous trouve fatigué, vos amis vous avouent leurs inquiétudes à votre égard.
Ils finissent par vous persuader que tout cela n’est pas  »normal ».
Pour leur faire plaisir, sans doute également afin de vous rassurer un peu (parce qu’ils ont fini par vous filer le doute…), vous allez consulter.
Dès lors, il y a l’instant d’avant, celui où tout vous paraissait futile, où vous vous pensiez à l’abri de tout, puis, il y a l’instant d’après , celui où tout a changé, ou rien ne sera jamais plus pareil.
Mais, Entre ces deux instants, il y a celui, maudit, où votre vie bascule dans le cauchemar, le néant absolu, le vide qui vous absorbe tout entier.
Un moment où toutes vos certitudes volent en éclat. Votre valeurs sont balayées en un quart de seconde, un moment où la vie vous rattrape, vous absorbe littéralement.

Voilà, j’y suis.
Je suis malade.
MALADE.

On m’a diagnostiqué un cancer de la peau…
Vous savez, ce truc dont on ne veut pas parler et qui n’arrive qu’aux autres.
Je vous jure que je n’ai rien vu venir.
Putain de hasard, putain de vie…

Ça suffit !

Oui je suis malade, oui j’ai un cancer, mais bon sang, je suis toujours en vie!
Après tout, ce n’est pas la fin du monde.
C’est marrant, vous savez quoi? Je ne me suis jamais senti aussi vivant!
Vous savez qu’elle est la première chose qui m’est venue à l’esprit lorsqu’on m’a annoncé la nouvelle?
« Bon sang, j’avais tellement de projets excitants à réaliser! »
Et la seconde?
« Super, et quand avais-tu l’intention de t’y mettre!? »

Vous voyez, nous passons notre temps à faire des projets qui ne verront jamais le jour, qui ne sont que perte de temps. Vous voulez savoir pourquoi?
Tout simplement parce qu’ils restent désespérément à l’état de projets…
En clair, parce que nous n’osons pas passer à l’acte, et que nous sommes passés maîtres dans l’art de nous trouver des excuses toutes aussi fausses les unes que les autres dans le seul but de justifier notre lâcheté et notre immobilisme…
Il est tellement plus aisé d’envier les autres, de jalouser ceux qui ont eu le cran d’agir.
Allez, soyez honnêtes avec vous mêmes…
J’ai finalement réalisé que si mon projet commençait par « si…, lorsque j’aurai le temps…, lorsque ceci.., ou lorsque cela… », il ne se réaliserait probablement JAMAIS.
Retenez cette leçon: faites les choses tout de suite, ou vous ne les réaliserez jamais.
Croyez-moi sur parole.
Si vous avez envie de faire quelque chose que vous repoussez depuis déjà trop longtemps, et bien, faites-le sans attendre. Vous pourriez le regretter avant même de comprendre ce qui vous arrive.
Prenez l’habitude d’agir maintenant.

Dites à vos proches que vous les aimez, appelez cet ami que vous n’avez pas revu depuis trop longtemps, passez ce coup de fil que vous reportez sans cesse sous de fallacieux prétextes .
Inscrivez-vous pour ce saut en parachute qui vous tente depuis de années.
Passez votre permis bateau et emmenez votre famille en ballade sur l’eau.
Construisez-vous des moment agréables avec eux.
Revoyez vos priorités de vie.

Votre travail est-il plus important que les êtres qui vous sont chers?
Voir grandir vos enfants ou bien être présent lors des dernières années de vos parents n’est-il pas plus important et surtout plus gratifiant que ces moments de solitudes professionnels,
Bien sûr, je ne vous dis pas d’abandonner votre travail. Je veux seulement vous convaincre de revoir vos priorités de vie.
Le temps passe vite et ne peut se rattraper…
On en prend jamais assez pour dire « je t’aime » à ceux qui nous sont chers…

Et VOUS!? Prenez-vous le temps de VOUS aimer?

Prenez-vous le temps de ressentir les choses qui vous arrivent au lieu de les entasser comme des trophées sur un tableau de chasse?
Parce qu’en fait, il est là le vrai problème.
Nous ne savons plus ressentir les choses. Nous avons oublié, emportés par une vie qui va de plus en plus vite, conditionnés par les publicités qui nous vantent les mérites d’une vie toujours plus riche au dépends de notre bien-être, mais qui paradoxalement nous enferme dans une course à la possession de biens toujours plus importante, dans une quête de reconnaissance sociale basée sur cette même possession.
La société d’aujourd’hui nous encourage à nous construire une image de soi à offrir en pâture aux autres, une image fausse qui nous correspond de moins en moins, une image qui nous emprisonne dans un rôle qui n’est pas NOUS, qui s’éloigne de plus en plus de notre « MOI » profond.
Un jour, nous atteignons le point de rupture, celui qui voit notre vraie personnalité tellement contrariée par cette image erronée de nous même que cela en devient insupportable, à la limite de la schizophrénie.
Pour certains, c’est devenu intolérable, ingérable, tellement absurde que la seule issue envisageable en devient un choix irraisonné aussi absurde que définitif…

Ils sont plus nombreux que vous ne pouvez l’imaginer, ceux qui choisissent cette voie…

Tout cela pour vous faire prendre conscience que la vie n’est pas forcément celle que l’on nous impose, celle que l’on s’impose nous-même…

La vie n’est que ce que l’on choisit d’en faire. Il n’appartient qu’à vous d’apprendre à apprécier ce qui vous entoure, ce que vous possédez déjà…
Je ne parle pas uniquement de biens matériels. Je veux vous pousser à réaliser que le ressenti est plus important que la possession.

Vous devez prendre de la distance avec votre intelligence intellectuelle et privilégier enfin votre intelligence émotionnelle .
Votre culture générale ne sert à rien si vous n’en tirer pas d’émotions intenses.
À quoi sert de posséder une culture immense ou des biens importants si vous êtres incapable de le partager avec ceux que vous aimez, de le transmettre à ceux qui vous entourent…?

Bon, j’arrête de vous saouler avec ma philosophie de bas étage.
Je souhaite simplement vous rappeler que la vie est trop courte pour être gaspillée en futiles actions aux conséquences stériles. Bien sûr, tout est relatif. Mais je suis persuadé que vous avez saisi le sens de mes propos.

Alors n’oubliez pas. Soyez sincère avec vos proches, sachez leur dire et leur montrer que vous les aimez…
Profitez de chaque instant, de ces petits moment furtifs de bonheur que vous ne saviez plus apprécier.
Venez ensuite partager avec moi vos retours d’expérience. Vous serez surpris du résultat…

AIMEZ LA VIE que diable!